Dans une société en pleine mutation culinaire avec l’émergence de la FoodTech, les habitudes des Français ont considérablement évolué. ALLO RESTO by JUST EAT, le leader de la restauration livrée en ligne présente aujourd’hui les résultats d’une étude sociétale pour mieux comprendre les nouveaux modes de consommation des Français. En ressort une tendance, celle du #FoodHoming, qui prône la recherche de plaisir et de surprises culinaires. Cette étude est soutenue par l’éclairage de Jean-Pierre Corbeau, Professeur en Sociologie de l’alimentation à l’Université François Rabelais de Tours.

Mais comment mangent les Français en 2017 ?

Si notre rythme social impose des normes quant aux plages horaires dédiées à ces moments, nos habitudes ou envies font parfois lois. Ainsi, plus d’un Français sur deux déclare déjeuner entre 12h30 et 13h30 (51%) et dîner entre 19h30 et 20h30 (52%).

Pour autant, une proportion non négligeable de Français a pour habitude de manger en dehors de ces heures ordinaires : 29% des Français déjeunent avant 12h30 et 21% dînent avant 19h30. Quant aux retardataires, moins nombreux, ils sont 7% à déjeuner après 13h30 et tout de même 16% à dîner après 20h30. Une tendance plus forte chez les jeunes puisqu’ils sont 14% à déjeuner plus tardivement et 26% à dîner après 20h.

Mais où mangent les Français lorsqu’ils sont chez eux ? 31% n’en peuvent plus des traditions et zappent le coutumier repas à table. Ils mangent désormais sur la table basse du salon, sur leur canapé, devant leur ordinateur ou bien au chaud dans leur lit. Au diable les conventions ! Désormais, les Français adoptent le #FoodHoming et se détachent du conformisme. 

Les Français à la recherche de nouvelles expériences culinaires

Contrairement aux idées reçues, près d’un Français sur deux (49%) déclare « aimer découvrir de nouvelles expériences culinaires ». Cette envie est motivée par le fait de « découvrir des cuisines exotiques » (57%), des « aliments peu connus » (45%) ou encore des « alliances atypiques » (44%). Et c’est d’autant plus vrai chez les femmes qui sont en quête de nouvelles saveurs (54% vs 45% chez les hommes).

Quand restauration livrée rime avec plaisir  

Plus d’un 1/4 des français commande en ligne et c’est notamment une tendance forte chez les jeunes : 54% des 18-24 ans. Parmi les moteurs de commandes de repas en ligne, on retrouve l’absence d’envie de cuisiner (38%) et le manque de temps (31%), mais c’est bien le plaisir (48%) qui est la principale motivation des Français ! Ce chiffre est révélateur de la tendance du #FoodHoming : aujourd’hui, les français souhaitent manger ce qu’ils veulent, où ils veulent et quand ils veulent.

D’ailleurs, si l’on interroge les Français sur les moments qui les rendent les plus heureux, déguster son plat préféré arrive en 3ème position (49%), juste derrière les moments cocooning (55%) et faire l’amour (73%).

Le podium des moments privilégiés pour commander des repas en ligne sont :

« Devant une série ou un bon film » (30%)

Ex aequo, « lors d’un repas entre amis » (29%) et « Seul(e) » (29%)

« A l’occasion d’un match » (27%)

 

L’éclairage de Jean-Pierre Corbeau, Professeur en sociologie de l’alimentation à l’Université François Rabelais de Tours

Une « double pluralité » caractérise les habitudes alimentaires des français et leur mutation…Celle de déterminants particuliers (âge, genre, statut social, CSP, etc.). Mais aussi celle d’un « mangeur pluriel » modifiant son comportement dans des situations spécifiques, désireux d’échapper à des routines, et ce, d’autant plus facilement qu’il n’est guère concerné par la précarité et que l’offre alimentaire est variée dans son environnement.

Respecter le rituel du repas, modifier les lieux de consommation

Cette « double pluralité » permet d’interpréter l’enquête et de constater l’importance de certains déterminants dans le maintien ou le changement des pratiques. Ainsi, si 80 % des interviewés, tous CSP confondus, mangent entre 12h et 13h30 (importance du temps du du repas en France), les plus de 55 ans déjeunent plus tôt. En région parisienne, on déjeune plus tardivement. Les femmes affirment une tendance plus marquée pour des prises alimentaires -plus frugales- hors temps du repas.

Ceci se confirme pour le dîner où les moins de 44 ans mangent plus tard que les autres avec un renforcement du phénomène chez les jeunes parisiens de 18 à 24 ans.

Si l’habitude de manger autour d’une table traditionnelle s’estompe, on se sédentarise ailleurs : autour d’une table basse, sur le canapé, voire dans son lit pour les plus jeunes. Le nomadisme alimentaire concerne alors le déplacement des personnes vers l’emplacement choisi dans le domicile pour manger, ou celui de n’importe quel produit vers ce lieu; il est très rare que le mangeur déambule (sauf sandwich). Ceci se vérifie aussi de plus en plus pour la street food, où l’on attend devant le point de vente (quelle que soit l’offre de celui-ci) pour aller s’installer, qui, sur une chaise, un banc, des marches, voire le sol pour déguster de façon plus ou moins conviviale son burger, sa salade, sa crêpe, sa pâtisserie, etc.

Le mangeur contemporain ne veut plus être prisonnier d’un espace particulier pour déguster. C’est un service que lui offre la restauration en ligne : elle lui permet d’accéder à l’offre du hors domicile, chez lui, de se l’approprier sans contrainte, comme il l’entend, au moment où cela lui convient. Cette possibilité de jongler avec l’espace et le temps est créatrice d’une liberté qu’il revendique.   

Dépasser les routines grâce au plaisir gustatif dans un espace rassurant.

Le mangeur français cherche à échapper aux routines associées à ses rythmes alimentaires. Il modifie les types de produits consommés selon qu’il travaille, qu’il est en couple, avec des amis, etc.

La forme du partage alimentaire (convivialité revendiquée par les mangeurs français) change. Paradoxalement, ce sont les plus jeunes qui revendiquent le moins la fin des routines (précarité des étudiants et des sans emplois ?). Sinon tous les mangeurs affichent une curiosité gustative. Les plus de 55 ans ne sont plus des « conservateurs » mais se passionnent pour la cuisine, les goûts exotiques, les alliances atypiques, etc. Ils sont acteurs, mobilisent leurs sens pour déguster. Cela devient une activité de plaisir davantage encore que dans les autres tranches d’âge. Les femmes le font d’ailleurs plus que leur compagnon.

Enfin, concernant la livraison en ligne, on en perçoit les potentialités. Il y a un intérêt pour les femmes qui ne trouvent pas le temps ou l’envie de cuisiner. Elles peuvent également déguster leur repas, y compris seule, dans le cadre de la vie privée, sans être dérangée. C’est aussi une opportunité pour les couples avec enfants qui veulent se faire plaisir tout en restant dans « l’entre-soi ».

Enfin, il y a un intérêt pour les jeunes : les 18-24 qui désirent « se faire un film » ou regarder un match et les 24-34 qui trouvent dans ce service, le moyen de rompre l’ordinaire d’expérimenter, dans un cadre sécurisant (son domicile), la nouveauté gustative, d’y prendre plaisir.

« A table ! »

La nouvelle plateforme de marque d’ALLO RESTO by JUST EAT

Afin de promouvoir le plaisir et la diversité culinaire, ALLO RESTO by JUST EAT, leader de la restauration livrée en ligne, lance une nouvelle plateforme de marque accompagnée d’une nouvelle campagne publicitaire : « A table ! ». Ce nouveau film brise les codes du repas traditionnel et remet le plaisir au cœur de la livraison de repas.

Source : Sondage Yougov réalisé du 13 au 16 janvier 2017 auprès d’un échantillon de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française (via la méthode des quotas)